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Également connu par les Pandarens comme "le premier empire", "l'ancien royaume" ou "la première dynastie",[1] l'Empire mogu était un régime impérial dirigé par la race du même nom, et qui prospéra avant l'avènement de l'Empire kaldorei. Fondée à la fin de l'Ère des cent rois par l'empereur Lei Shen, cette faction régna sur la majeure partie des terres de l'actuelle Pandarie pendant près de 3000 ans, jusqu'au renversement du pouvoir impérial pendant la Révolution pandarène.

Histoire

L'Ère des cent rois

15000 ans avant l'ouverture de la Porte des Ténèbres

Mogu défendant leurs terres face aux mantides

Illustration d'une bataille opposant les Mogu aux Mantides

Bien avant l'avènement de leur empire, les Mogu formaient jadis une race de forgés par les Titans établis dans le Val de l'Éternel printemps. Crées pendant l'Ordonnancement d'Azeroth, ils avaient été chargés par le haut-gardien Ra de protéger le Caveau d'Y'Shaarj et de veiller sur les terres environnantes. Les années passèrent, et malgré la disparition du haut-gardien et l'émergence des Mantides, les Mogu continuèrent d'honorer leur serment pendant des siècles.

Mais tout changea quand la Malédiction de la chair se propagea au sein de la race, transformant ses membres en créatures de chair. Pour la première fois de leur existence, les Mogu étaient confrontés à la mortalité, la crainte et l'incertitude s'enracinèrent dans leurs cœurs et rapidement, des désaccords mineurs dégénérèrent en de violents conflits. Cette période sanglante, aujourd'hui connue comme l'Ère des cent rois, vit l'émergence de plusieurs dizaines de clans et de seigneurs de guerre. Ces derniers se livrèrent dans une brutale course au pouvoir, et ceux qui triomphaient étaient rapidement renversés par leurs rivaux. Les rares périodes où les Mogu ne se faisaient pas la guerre entre eux coïncidaient avec les invasions mantides, mais une fois les insectoïdes repoussés, les conflits internes reprenaient de plus bel.[2]


Le règne de Lei Shen

15000 à 12200 ans avant l'ouverture de la Porte des Ténèbres

L'ascension du roi-tonnerre

C'est dans ce contexte de violence que grandit Lei Shen. Descendant d'un petit seigneur de guerre, il était parfaitement accoutumé à ce climat de brutalité. Suite à la mort de son père et la dissolution de son clan, Lei Shen partit en exil afin de méditer sur ce qu'il considérait comme les failles de sa race. Sa soif de réponse l'amena à se lancer à la recherche du haut-gardien Ra Den, persuadé que les épreuves qu'endurait son peuple servaient un plan du gardien. Après plusieurs années de recherche, Lei Shen découvrit l'entrée des Caveaux Mogu'shan, situés sous les terres de Kun-Lai. Là-bas, il trouva le gardien, impassible, qu'il commença à questionner sur le destin de son peuple. Les semaines passèrent, et le silence de Ra Den eut raison de la patience du jeune mogu. Furieux de réaliser que les souffrances des Mogu étaient le fruit de l'absence de leur maître, il accusa Ra Den d'abandonner les Titans et leurs objectifs. La dureté de ces paroles sortit le Grand gardien de sa léthargie.

Ra Den emmena Lei Shen jusqu'à un caveau creusé dans la Montagne Fulminante, au nord-ouest. Là-bas, il invoqua le pouvoir affaibli d'Aman'Thul, le haut-père du Panthéon, avant de partager les visions qu'il avait reçu au jeune mogu. Ce dernier apprit que les Titans avaient été tués et que le monde d'Azeroth, ainsi que l'âme-monde qu'il abritait, étaient en proie à la corruption du Vide, perpétrée par les des Dieux très anciens. Ra Den s'attendant à ce que cette révélation brise l'esprit de Lei Shen, ce dernier prit une décision à laquelle il ne s'attendait pas : si son maître ne voulait pas poursuivre l'oeuvre des Titans, il s'en chargerait lui-même. Sans crier gare, Lei Shen neutralisa le haut-gardien, le ligota avec des chaînes enchantées et déroba son pouvoir, ainsi que celui d'Aman'Thul, lui octroyant la maîtrise de la tempête.

La rumeur de la puissance de Lei Shen ne tarda pas à se répandre parmi les clans mogu. Certains croyaient qu'il avait mangé le cœur de leur dieu, d'autres prétendaient qu'il avait maîtrisé les pouvoirs du val et quelques-uns murmuraient qu'il était un titan réincarné. Peu importe ce qu'ils croyaient, ce "roi-tonnerre", comme Lei Shen finirait par se faire appeler, se réclamait des Titans, et il déclara qu'il détruirait quiconque lui barrerait la route.[3] Depuis la Montagne Fulminante, au sommet de laquelle il bâtit le siège de son pouvoir,[4] Lei Shen mit à profit sa puissance pour unifier le peuple mogu en écrasant tous ses rivaux. Les plus chanceux furent réduis en poussières ou piétinés par ses légions grandissantes, les autres étant traînés par des chaînes jusqu'à ce que Lei Shen les juge suffisamment brisés. Au départ, les Mogu ne le suivaient que par crainte mais au fil du temps, les exploits de leur souverain leur inspirèrent une véritable dévotion, nombre d'entre eux voyant en Lei Shen l'unité que leur faisait défaut depuis la disparition de Ra Den.[5]

Une fois les mogu unifiés, Lei Shen exploita les artefacts enchantés des Titans au profit de son empire. L'une de ces plus célèbres reliques était le Moteur de Nalak'sha, situé dans les Caveaux Mogu'shan. Grâce à cette machine extraordinaire, les Mogu pratiquèrent le modelage de la chair et de la pierre pour créer de nouveaux êtres vivants, et trouvèrent un moyen d'annuler la Malédiction de la chair chez leurs semblables.[3] Parmi les reliques des Titans figuraient également les propres armes du haut-gardien, à savoir le Poing de Ra Den et la Garde du grand gardien. Ayant échoué à maîtriser leur puissance, Lei Shen les donna à un de ses plus brillants artisans, le maître-forge Deng, dont il confia la tâche de percer leurs secrets. Après quelques tentatives infructueuses, Deng trouva un moyen des les utiliser en les exploitant comme source d'énergie pour alimenter la Forge du Tonnerre, une gigantesque machine qui fonctionnait jour et nuit pour fournir l'armée mogu en équipement de qualité. Satisfait du travail du maître-forge, le roi-tonnerre lui commanda un heaume, une lance et une hache, qui demeurent à ce jour les trois plus belles créations de Deng.[6]


La conquête de la Pandarie

Roi-tonnerre affronte Xuen le Tigre blanc

Illustration du duel opposant Lei Shen, le roi-tonnerre, à Xuen, le Tigre blanc

Alors que son empire gagnait en influence, Lei Shen en vint à considérer toutes les créatures vivant sur son territoire comme ses serviteurs, qu'il jugeait inférieures de par leur statut d'être de chair. Dans un premier temps, il s'en prit à l'Empire jinyu, établi autour du val. Après avoir obtenu la réédition de leurs alliés hozen, le roi-tonnerre soumit les Jinyu, tandis que ses légions pillaient leurs villes et réduisaient leur civilisation en cendres. Plus tard, quand les Pandarens apprirent le sort des Jinyu, ils prirent la fuite vers le Sommet de Kun-Lai pour y chercher la protection de Xuen, le Tigre blanc, un des quatre Astres vénérables adulés par les habitants locaux. Lei Shen n'était pas intéressé par la conquête, seuls les peuples de la région l'intéressaient. Ainsi, plutôt que de prendre d'assaut le sommet, il défia Xuen dans un duel afin de décider du sort des Pandarens.[7] Pendant près d'un mois, les deux combats se livrèrent une bataille acharnée, déchaînant des puissances et des émotions telles qu'elles libérèrent la puissance des Sha.[8] Au terme de cet affrontement, le roi-tonnerre finit par venir à bout du Tigre blanc, qui fut enchaîné au sommet de Kun-Lai, et forcé d'assister impuissant à l'asservissement des Pandarens. Plus tard, les autres astres vénérables tentèrent de porter secours aux Pandarens, mais tous connurent le même sort que Xuen.[7]

Construction de l'Échine du Serpent

Des esclaves de l'Empire mogu construisent l'Échine du Serpent

Craignant que la philosophie de paix des Pandarens ne sape son règne, Lei Shen leur interdit la lecture et l'écriture, fit exécuter tous leurs dirigeants et philosophes, ordonna la crémation de l'ensemble de la littérature et de l'art pandaren.[9] Par la suite, Lei Shen imposa la langue mogu comme seul langage autorisé, établit un système de poids et de mesures, et fit rédiger les premières lois écrites d'Azeroth, un code brutal prônant la supériorité des Mogu sur les autres races[7] et dont la première règle punissait toute forme de dissidence par une éviscération publique.[10] L'emploi massif d’esclaves permit aux Mogu d'ériger de prestigieux monuments, tels que les Deux monolithes, ou le Palais Mogu'shan.[11] Par ailleurs, ils firent agrandir les fortifications grossières, jadis utilisées pour la défense du val contre les Mantides, jusqu'à donner naissance à l'Échine du Serpent, un mur massif de pierre séparant les terres des Mogu de celles de leurs voisins insectoïdes. Quand les esclaves périssaient ou se montraient inefficaces, Lei Shen utilisait le Moteur de Nalak'sha pour créer de nouveaux serviteurs.[7] C'est ainsi que naquirent des êtres tels que les robustes Grumelots, nés de la dénaturation de Troggs,[12] ou les féroces Sauroks, issus d'expériences de modelage de chair sur une race de basilics.[13]


Les deux empires

Les exploits de Lei Shen finirent par atteindre l'empire troll de Zandalar, niché dans les montagnes du même nom, plus au nord. Un de ses meneurs, un prêtre révéré nommé Zulathra, vit en ces mogu une occasion en or. Accompagné de sa suite, il se rendit jusqu'à la demeure de Lei et lui proposa de collaborer avec son peuple afin d'accroître mutuellement leurs prestiges. Cette offre intrigua le roi-tonnerre qui, pour la première fois de sa vie, faisait face à des créatures qui cherchaient à dominer leur environnement et qui l'aideraient à explorer les mystères du monde. En vérité, les deux dirigeants prévoyaient de trahir l'autre, Zulathra songeant à voler les pouvoirs divins du roi-tonnerre, tandis que son homologue projetait d'asservir les Zandalari dès lors qu'ils cesseraient de lui être utiles. Mais les deux dirigeants gardèrent leurs projets secrets, et négocièrent publiquement un accord entre leurs deux races : en échange du savoir zandalari, les Mogu s'engageaient à leur enseigner la magie arcanique et à leur céder un lopin de terre fertile au nord de l'Empire mogu. Lei Shen passa même un accord secret avec Zulathra en lui enseignant une méthode le permettant de le ressusciter après sa mort, pleinement conscient que sans lui, les Trolls ne pourraient jamais percer les secrets des Arcanes ni obtenir ses pouvoirs. Le temps passa, mais les deux dirigeants n'eurent jamais l'occasion de concrétiser leurs trahisons. Chacun voyait en l'autre un allié inestimable, permettant au lien qui unissait leurs deux peuples de perdurer pendant de nombreuses années.[7]


La campagne d'Uldum

12200 ans avant l'ouverture de la Porte des Ténèbres

Pendant que l'Empire mogu se consolidait, Lei Shen eut vent de l'existence des jungles occidentales d'Uldum, où se trouvait la Forge de l'origine, un puissant assemblage entretenu par une autre race de forgés par les Titans nommés les Tol'vir, et qui attendaient patiemment des nouvelles de leur maître Ra Den ainsi que leurs voisins mogu. Un jour, le roi-tonnerre envoya une recommandation à ces derniers, qui acceptèrent de dépêcher des ambassadeurs à l'est. Lei Shen les accueillit chaleureusement et leur montra les merveilles de son empire. Le traitement que les Mogu infligeaient à leurs esclaves choqua les émissaires sans qu'ils ne se décident à réagir, étant d'avantage préoccupé par la protection des machineries des Titans. Lei Shen était d'accord avec eux, aussi revendiqua-t-il Uldum comme partie intégrante de son empire. Il déclara aux Tol'vir qu'il s'était approprié les pouvoirs de Ra Den et que de ce fait, les machineries forgées par les Titans lui revenaient de plein droit et qu'entant que forgés par les Titans, les Tol'vir accéderaient à une place d'honneur au sein de son empire. En apprenant le sort de Ra Den, les Tol'vir, furieux, déclarèrent que jamais ils ne serviraient un traître avant de quitter son empire. Lei Shen les autorisa à partir, mais les prévint qu'il viendrait prendre par la force ce qu'il convoitait.

Bastion-forgé par les titans Uldum

Illustration du bastion d'Uldum suite à l'activation de la Forge de l'origine par les Tol'vir

Quelques temps plus tard, Lei Shen rassembla son armée et se prépara à marcher sur Uldum. La veille de sa campagne, il convia Zulathra à venir assister à ce qui serait, selon lui, la plus grande victoire de l'Empire mogu. Persuadés que le contrôle de la Forge de l'origine leur conféreraient le secret de l'immortalité, presque tous les meneurs zandalari accompagnèrent le grand prêtre en guise de garde d'honneur. Tandis que l'armée mogu marchait sur Uldum, les Tol'vir organisèrent la défense de leur foyer. Pleinement conscients qu'ils ne faisaient pas le poids face aux légions de Lei Shen, ils envoyèrent un petit groupe de défenseurs retenir leurs adversaires tandis qu'ils activaient la Forge de l'origine. Initialement programmé pour éradiquer toute forme de vie à la surface d'Azeroth, l'assemblage fut reconfiguré pour ne cibler que les environs d'Uldum. Puis au moment où Lei Shen menait la charge, la machine fut enclenchée et en l'espace d'un instant, une vague d'énergies colossales frappa toute la région et tua presque instantanément toute forme de vie qui s'y trouvait, incluant Lei Shen, ses soldats, ainsi que les trolls qui l'accompagnaient.

Enterrement de Lei Shen

Les Mogu enterrent le corps de Lei Shen dans la Tombe des Conquérants

Suite à cet événement, les survivants tol'vir restés au sein du bastion dissimulèrent par magie les passes montagneuses donnant accès à la région, transformée en désert aride. En parallèle, une poignée de loyalistes mogu rentrèrent au pays avec le corps de leur défunt souverain, qu'ils conservèrent précieusement au sein de la Tombe des Conquérants. Mais avec la mort de la majeure partie des dirigeants zandalari, il ne restait plus personne pour le réanimer. Ce désastre laissa un immense vide politique sein des empires des Mogu et des Zandalari, qui mettraient des générations à s'en remettre.[14] En parallèle, le trépas du roi-tonnerre déchaîna une tempête perpétuelle autour de la Montagne Fulminante, qui demeurerait inaccessible au cours des prochains millénaires, à telle point que les Mogu furent forcés de déplacer le siège du pouvoir impérial vers le Val de l'Éternel printemps.[4]


L'empire post-Lei Shen

12200 à 12000 ans avant l'ouverture de la Porte des Ténèbres

Après la mort de Lei Shen, l'Empire mogu évolua vers une méritocratie, basée sur une force bestiale et une fourberie tragique. Les changements de dynasties étaient fréquents et les transitions consistaient la plupart du temps en un processus sanglant au cours de laquelle le précédent régime était dominé, puis éradiqué par ses successeurs.[15]


L'asservissement des Yaungols

Bien que la mort du roi-tonnerre porta un coup dur à son royaume, celui-ci continua de prospérer et même de s'étendre aux dans les régions voisines du Val de l'Éternel printemps. C'était notamment le cas sous le règne de Qiang l'Impitoyable, un grand conquérant qui tenait ses vassaux d'une main de fer.[16] C'est au cours de sa gouvernance que les Mogu rencontrèrent les Yaungols. Originaire des plaines centrales de Kalimdor, cette race de chasseurs bovins avait migré vers le sud en quête de nouvelles sources de nourriture. Impressionné par la force physique de ces visiteurs, Qiang chargea ses sculpte-chair de les capturer et de les transformer en créatures encore plus puissantes et intelligentes. C'est ainsi que pendant plusieurs générations, les Yaungols vécurent sous le joug de l'Empire mogu, dont les lois oppressives firent disparaître la majeure partie de leur héritage.[17]


La lignée dojani

Sous le règne du règne du vieillissant Dojan Lauriers de Feu, l'Empire mogu annexa les Étendues sauvages de Krasarang, qui abritaient entre autres de légendaires bassins de jeunesse, dont Lauriers de Feu pensait pouvoir exploiteur leurs pouvoirs dès lors que le site ferait partie de son domaine. La conquête des marais fut suivie par la construction des Donjons de Dojan, qui acquirent la réputation de bastions parmi les plus fameux et les plus redoutés du monde connu.[18]

Mais le règne de Dojan fut principalement marquée par une guerre civile, aujourd'hui connue comme la Grande Purge. En effet les Sauroks, initialement destinés à maintenir l'ordre au sein de l'empire,[19] commencèrent à piller les gens qu'ils étaient censés protéger et à se retourner contre leurs commandants mogu. Quand Dojan eut vent de ces premiers incidents, il ordonna le massacre de toutes les légions de sauroks présents sur son territoire.[20] Si celles du Val de l'Éternel printemps furent exterminées sans encombre, les Mogu rencontrèrent plus de difficulté avec celles postées dans les terres environnantes. Les sauroks qui étaient déployés en territoire mantide au début du conflit se rebellèrent et disparurent derrière les lignes ennemies, sans qu'aucune des légions de mogu et d'esclaves envoyées sur place n'en viennent à bout.[21] Les autres trouvèrent refuge à Krasarang, d'où ils menèrent une guérilla contre l'Empire mogu. Malgré le déploiement de toujours plus de légions dans les marais, Dojan ne parvint jamais à obtenir la victoire sur les féroces déserteurs. Ces derniers accélèrent les pertes de l'empire en empoisonnant leurs puits et en sabotant leurs infrastructures,[22] jusqu'à l'assassinant de l'empereur par l'un des leurs.[19]

Après la mort de Lauriers de Feu, son fils et successeur, Dojan II, entreprit d'achever son oeuvre, aussi quitta-t-il la cour royale, alors en proie à la confusion, et mit sur pied une nouvelle campagne militaire à Krasarang. Depuis les falaises surplombant les marais, au sud de la Vallée des Quatre vents, il organisa méthodiquement le défrichement de la région, la construction de nouveaux donjons dojani, ainsi que le génocide des Sauroks. Mais une nuit, les survivants de la cinquième et de la septième légions de sauroks escaladèrent les falaises et prirent d'assaut le pavillon impérial de l'empereur avant de faire tomber ce dernier dans les marais. Son corps ne fut jamais retrouvé et le désarroi qui s'empara de la capitale plongea l'Empire mogu dans le chaos pendant plus de deux ans tandis que les Sauroks disparaissaient dans la nature.[23]

Après le désastre de la Grande Purge, les Mogu cherchèrent un moyen de créer des soldats "parfaits". Au moyen d'une magie noire inconnue, ils capturèrent les âmes des vivants qu'ils confinèrent dans des assemblages de pierre. Au fur et à mesure que les dynasties se succédaient, les rangs de ces statues vivantes grossirent, jusqu'à constituer une grande armée que les Mogu enfermèrent dans les Caveaux Mogu'shan.[24]


La Révolution pandarène

12000 ans avant l'ouverture de la Porte des Ténèbres

Au fur et à mesure que les dynasties se succédaient les conditions de vie des esclaves ne cessa de se détériorer, chaque souverain semblant plus cruel que son prédécesseur. Le plus impitoyable d'entre eux était Lao-Fe. Cet empereur mogu, qui finirait par gagner le surnom de Lieur d'esclaves, vivait dans la décadence et était convaincu que l'approvisionnement en esclaves ne faiblirait jamais. Pour s'assurer de la pleine soumission de ses serviteurs, il les punissait pour des transgressions en démantelant leurs familles et en envoyant leurs enfants à l'Échine du Serpent où ils trouvaient la mort face aux Mantides. C'est le sort que subit Kang, un maître-brasseur pandaren qui perdit sa famille et vit son foyer réduit en cendres. Mais plutôt que de se laisser aller au désespoir, il se questionna sur les raisons de la cruauté de ses maîtres. Après une longue méditation, il réalisa que l'ignoble traitement des Mogu était un symptôme de leur faiblesse, car leur empire était devenu complètement dépendant du travail de leurs esclaves.

Kang encourage les esclaves à se rebeller

Kang Poings de la Première Aube encourage des esclaves à se rebeller

Depuis ce jour, Kang décida de consacrer sa vie à révéler cette vulnérabilité.[25] Le port d'armes étant interdit pour les esclaves, le maître-brasseur inventa un nouvel art martial reposant sur l'utilisation de son propre corps comme une arme, de sorte à contrer l'équipement lourd et encombrant des Mogu.[26] Après avoir perfectionné ce qui deviendrait plus tard connu comme la voie du moine, Kang commença à rallier des esclaves par centaines à sa cause et à leur enseigner son nouvel art martial. Plus tard, quand la rumeur des agissements de Kang parvint jusqu'aux Mogu, lui et ses disciples fuirent vers le sommet de Kun-Lai. Là-bas, ils érigèrent leur propre monastère où ils continuèrent de perfectionner leurs techniques de combats sous les enseignements de Xuen, le Tigre blanc.[25]

Quand il jugea ses disciples aptes au combat, Kang démarra la Révolution pandarène en prenant d'assaut les Caveaux Mogu'shan. Depuis les sommets du Pic de la Sérénité, les Moines descendirent en rappel au moyen de cordes et frappèrent par surprise les Mogu. Non content d'empêcher leurs anciens bourreaux de mettre la main sur l'armée d'assemblages qui y était stockée,[24] les Moines les privèrent du Moteur de Nalak'sha, qui leur permettait de modeler la chair. En plus d'augmenter le moral des Pandarens, cette première victoire poussa les autres esclaves à se soulever. Alors que la rébellion prenait de l'ampleur,l'Empire mogu bascula dans le chaos. Les Grumelots, maîtres de la communication et du commerce, perturbèrent les lignes d'approvisionnement des Mogu. Les puissants Yaungols lancèrent des raids dévastateurs au nord-ouest de l'empire. Les Hozen creusèrent des tunnels pour infiltrer les forteresses ennemies. Enfin, les Jinyu communièrent avec les eaux pour prédire les mouvements ennemis et coordonner les frappes des Moines.

Soulèvement de Tu Shen

Les Moines pandarens affrontent les armées de Lao-Fe pendant le Soulèvement de Tu Shen

Finalement, Lao-Fe et ses armées battirent en retraite dans le Val de l'Éternel printemps, siège du pouvoir impérial. Conscients que ces terres enchantées pourraient assurer la subsistance des Mogu aussi longtemps qu'ils le souhaitaient, Kang et ses disciples décidèrent de s'exposer dans une dernière attaque. Au terme de cet ultime affrontement, aujourd'hui connu comme le Soulèvement de Tu Shen, le maître-brasseur s'engagea contre l'empereur lui-même dans un duel qui se solda par la mort des deux combattants, tandis que les Moines triomphaient de l'armée mogu. Cette bataille marqua le glas du régime impérial mogu, qui disparut au profit de l'Empire pandaren, qui régnerait paisiblement sur le val et ses alentours au cours des prochains millénaires.[25]


Culture

Esclavage

Le régime de l'Empire mogu considérait la force comme une valeur fondamentale,[27] et s'apparentait à bien des égards à une forme de méritocratie, les changements de dynasties consistant en la domination puis l'éradication du précédent pouvoir en place.[15] Une forme de soumission était appliquée sur les peuples de Pandarie qui étaient exploités comme main-d'oeuvre.[28] Les lois impériales, dictées sous le règne de Lei Shen, prônaient la supériorité des Mogu de par leur statut de descendants des Forgés par les Titans et rétrogradaient les autres races au statut d'êtres de chair inférieurs[7] traités comme du bétail.[29] Toute forme de connaissance était abolie pour les esclaves, qui souffrirent de la perte d'une partie de leurs héritages.[9] Il fallut attendre le règne de l'empereur Tsao pour que les esclaves soient de nouveau autorisés à apprendre à lire et à écrire et à organiser leurs propres écoles.[30]

Mannequin anatomique

Illustration d'un mannequin anatomique pandaren utilisé pour enseigner des techniques de torture

Leur obéissance était essentiellement permise par la peur et l'intimidation.[31] La torture était également une technique couramment utilisée pour tuer dans l’œuf toute forme de dissidence, qui était le plus souvent punie par des éviscérations publiques.[10] En conséquence, les Mogu eurent recours à toute sorte d'instruments barbares, telles des fouets[32] ou des menottes,[33] en plus de développer de solides connaissances en anatomie qu'ils mettaient à profit pour parfaire leurs techniques de torture.[34]



Utilisation de la magie

En tant que descendants des Forgés par les Titans, les Mogu possédaient une affinité naturelle avec la magie arcanique. Cependant, la plupart 'empruntaient pas la voie classique du mage, et se focalisaient d'avantage sur le modelage de chair et la capture d'esprits,[35] rendus possibles par l'exploitation du Moteur de Nalak'sha.[3] Quand les esclaves venaient à manquer ou se révélaient inefficaces, les Mogu pratiquaient des expériences de modelage de chair pour engendrer de nouveaux serviteurs, tels les Sauroks. Mais suite au désastre de la Grande Purge, les Mogu avaient recours à des assemblages de pierre, animés par des âmes de créatures vivantes.[24]


Bestaire

Quilen concept art

Le Quilen, compagnon du Mogu par excellence

Parmi les êtres issus des expériences des Mogu, les plus notables d'entre eux étaient les Quilen. Les Mogu les appréciaient pour leur nature loyale, aussi il n'était pas rare qu'ils soient employés en tant que familiers,[36] gardiens de sites mogu,[37] ou même montures au service des princes.[38] Enfin, le bestiaire comprenait également des serpents-nuages fulminants, élevés depuis l'époque du règne de Lei Shen.[39]



Organisation militaire

Au combat, les armées mogu étaient organisées en plusieurs légions, qui comprenaient aussi bien des mogu que des esclave. En raison de leur politique, en grande partie basée sur la terreur, les équipements lourds et encombrants étaient privilégiés afin d'intimider l'adversaire.[26] Parmi ces soldats figuraient certaines des créations des Mogu, tels que les Sauroks, qui les obéirent jusqu'à la Grande Purge,[19] ou bien des assemblages de terre cuite,[40] qui servaient principalement à palier le manque d'effectif dans la protection des vastes territoires occupés par l'Empire mogu. Enfin, l'armée mogu comprenait dans ses rangs les Griffesprits, une secte de prêtres-assassins qui constituaient la garde d'élite de l'empereur. Ces soldats étaient redoutés car ils maîtrisaient un coup fatal capable de capturer l'âme de leurs ennemis, qu'ils piégeaient dans des flacons avant de les confier à des lieurs d'esprits.[41]


Références

  1. Quête : Les secrets du premier empire
  2. World of Warcraft - Chroniques (volume 1) : Chapitre 3 : Ancienne Kalimdor : L'Ère des cent rois : Pages 78 et 79
  3. 3,0, 3,1 et 3,2 World of Warcraft - Chroniques (volume 1) : Chapitre 3 : Ancienne Kalimdor : Le roi-tonnerre : Pages 80 et 81
  4. 4,0 et 4,1 La montagne sacrée
  5. L'unité a un coût
  6. Paroles du vent et de la terre : Le poing de Ra Den et la Garde du grand gardien : Chapitres 6 à 9
  7. 7,0, 7,1, 7,2, 7,3, 7,4 et 7,5 World of Warcraft - Chroniques (volume 1) : Chapitre 3 : Ancienne Kalimdor : Les deux empires : Page 82 et 83
  8. Le duel du Tonnerre et de la Force
  9. 9,0 et 9,1 La question des Pandarens
  10. 10,0 et 10,1 Édit du roi-tonnerre
  11. Cinématique : Le roi-tonnerre
  12. Le mogu et le trogg
  13. Vidéo : Dur comme un Saurok
  14. World of Warcraft - Chroniques (volume 1) : Chapitre 3 : Ancienne Kalimdor : La chute du tonnerre : Pages 85 à 87
  15. 15,0 et 15,1 Pièce mogu
  16. Boss : Les esprits-rois
  17. World of Warcraft - Chroniques (volume 1) : Chapitre 3 : Ancienne Kalimdor : La migration yaungole : Pages 89 et 90
  18. Les Cachots de Dojan
  19. 19,0, 19,1 et 19,2 Vidéo : Dur comme un Saurok
  20. Les rebelles
  21. Les déserteurs
  22. La bataille finale
  23. La dynastie perdue
  24. 24,0, 24,1 et 24,2 Victoire à Kun-Lai
  25. 25,0, 25,1 et 25,2 World of Warcraft - Chroniques (volume 1) : Chapitre 3 : Ancienne Kalimdor : La révolution pandarène : Pages 87 à 89
  26. 26,0 et 26,1 Tactiques de combat pandaren
  27. Amulette en fer
  28. Grand livre à l'aspect usé
  29. Fer à marquer du seigneur de guerre
  30. L'héritage de l'empereur Tsao
  31. Vidéo : Le sombre Cœur des Mogu
  32. Fouet en os pétrifié
  33. Menottes de rébellion
  34. Mannequin anatomique
  35. Pierre runique mogu fendue
  36. Collections : Codex des mascottes : Griffe-de-Pierre
  37. Boss : La garde de pierre
  38. Collections : Montures : Quilen impérial
  39. Guide de l'aventurier : Raids : Mists of Pandaria : Pandarie : Nalak, le seigneur des tempêtes : Vue d'ensemble
  40. Bras en terre cuite
  41. Quête : Les réceptacles des esprits
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