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Les Apogides est le nom donné à une civilisation qui fut fondée par les Arakkoa 3000 ans avant l'ouverture de la Porte des Ténèbres et qui régna sur la Flèche d'Arak pendant 1800 ans, période au cours de laquelle ils ont notamment combattu et vaincu les Primordiaux. Mais en dépit de la prospérité dont elle bénéficiait, cette culture finit par disparaître aux alentours de 1200 ans avant l'ouverture de la Porte des Ténèbres au bout de plusieurs mois de guerre civile née d'une rivalité entre ses deux castes dirigeantes qu'étaient les ordres d'Anhar et de Skalax.

Histoire

L'ascension des Apogides

3000 à 2000 ans avant l'ouverture de la Porte des Ténèbres

Longtemps avant l'apparition de la civilisation apogide, prospéraient au sommet du plus haut pic de Gorgrond les Arakkoa, un peuple ailé crée par l'oiseau de feu Rukhmar à partir d'un groupe de ses oiseaux préférés, les Kaliris, et de sa propre force vitale afin de rendre hommage au corbeau Anzu qui avait contenu la malédiction crée par le serpent des vents Sethe en dévorant l'intégralité de son corps à Arak. Au fil des générations, Rukhmar veilla sur les Arakkoa en leur racontant les histoires du monde, en particulier les événements d'Arak et en leur enseignant les rudiments des pouvoirs de la Lumière et de la magie des arcanes. Quand Rukhmar sentit venir l'heure de son trépas, elle communia une dernière fois avec le peuple ailé et le pressa de faire valoir ses droits sur Arak. Elle fila alors vers le sud, suivie par les Arakkoa, et quand elle atteignit Arak, des flammes consumèrent son corps qui s'embrasa tel un deuxième soleil. Les Arakkoa virent dans le trépas de Rukhmar un signe de leur propre pouvoir et se donnant le nom d'Apogides, ils firent le serment de créer une civilisation qui éclipserait toutes les autres cultures de Draenor.

Ils exploitèrent les ressources de la région et s'établirent au sommet de l'immense flèche de pierre d'Arak où ils bâtirent d'immenses édifices dorées. Grâce à leur maîtrise de la lumière, les prêtres fabriquèrent d'immenses lanternes contenant des flammes enchantées qu'ils suspendirent sur toute la surface de la flèche. En parallèle et en se fiant aux récits de Rukhmar sur Anzu et Sethe, les sorciers s'aventurèrent sur le lieu du trépas du serpent des vents, alors connue comme le Creux des Sethekk, où ils apprirent à manier la magie de l'ombre qu'ils combinèrent avec leurs connaissances sur la magie des arcanes. Bientôt, les Apogides adoptèrent la Lumière et le Vide qu'ils voyaient comme les deux versants naturels de la vie et deux factions gouvernantes spécialisées dans les deux domaines se formèrent. Ainsi naquirent les ordres d'Anhar et de Skalax, l'un se dédiant à l'étude de la magie sacrée tandis que l'autre se spécialisait dans la magie de l'Ombre et des arcanes.

Ancienne Draenor

Carte présentant les différentes factions de Draenor à l'époque des Apogides (La région contrôlée par les Apogides est représentée par la couleur jaune)

En parallèle, bien que les Arakkoa n'aspiraient pas à la conquête, leur curiosité les poussa à explorer Draenor et à construire des avants-postes un peu partout sur le continent d'où ils observèrent la faune et la flore locales. Ils étudièrent les forêts, cartographièrent les chaînes de montagnes et constatèrent avec stupeur que nombre de ces lieux étaient des vestiges de géants ayant jadis parcourus le monde. Ils apprirent également via les enseignements de Rukhmar que les Briseurs et les Primordiaux qui se battaient constamment partout sur Draenor étaient les descendants de ces fameux géants et observèrent à l'écart la lutte entre ces deux factions avec autant de fascination que de pitié. Les Arakkoa étaient en effet de nature arrogants au point de considérer tous ceux qui foulaient le sol comme des êtres inférieurs.[1]


La guerre contre les Primordiaux

2000 ans avant l'ouverture de la Porte des Ténèbres

Mais le développement des Apogides ne passa pas inaperçu auprès des autres habitants de Draenor. En effet, aux alentours de 2000 ans avant l'ouverture de la Porte des Ténèbres, plus au nord, le tréant Gnarlgar, alors à la tête des Botani vivant à Talador, apprit leur existence. Il les voyait comme un affront et une menace pour la Nature elle-même. Il chercha à éradiquer leur civilisation en constituant une armée de plusieurs dizaines de milliers de primordiaux et en entamant un rituel visant à créer une mégaspore qu'il baptisa Taala au centre de la forêt.[2] Croyant au départ que l'agitation des Primordiaux à Talador était due à leur conflit avec les Briseurs, les Apogides commencèrent à émettre des doutes en constatant la densification de la forêt à la frontière d'Arak et envoyèrent des éclaireurs vers le nord pour y mener l'enquête. La majorité d'entre eux furent tués et les quelques survivants rapportèrent la formation d'une vaste armée de primordiaux s'amassant à leurs frontières et d'une gigantesque créature naissant au cœur de la forêt.

Les Anhari et les Skalaxi constituèrent à la hâte une force d'invasion dont ils formaient le gros des troupes et débarquèrent en force à Talador depuis le ciel. Menés par les dirigeants des deux ordres, les Arakkoa plongèrent au cœur de la forêt à la recherche de Taala avant que ne démarre un combat brutal entre les primordiaux et les Apogides. Les Anhari tailladèrent leurs ennemis à l'aide de lames de feu enchantées tandis que les Skalaxi les affaiblissaient en usant de malédictions, mais en dépit de leurs pouvoirs, ils ne purent lutter contre l'extraordinaire coordination des Primordiaux sous la houlette de Gnarlgar. Au final, l'armée apogide fut contrainte de se replier vers Arak non sans avoir perdu la moitié de ses effectifs.[3]

Plus tard, tandis que la naissance de Taala s'achevait et que les Primordiaux commençaient à marcher sur Arak sous la direction de Gnarlgar, les Apogides cherchèrent désespéramment une solution pour se sauver de l'annihilation. Un espoir commença à émerger quand les prêtres anhari cherchèrent à mettre au point le Souffle de Rukhmar, un puissant mécanisme capable de rediriger la puissance du soleil contre leurs ennemis, mais devant la progression des Primordiaux, le temps manquait aux ingénieurs pour achever l'arme. Un petit groupe de sorciers skalaxi se porta alors volontaire pour tuer Gnarlgar dont ils espéraient que cela porterait un grand coup à leurs adversaires. Enveloppés dans l'ombre, les sorciers parcoururent discrètement Talador et trouvèrent le tréant, mais ce dernier perçut néanmoins leur présence. Il sortit de sa transe et élimina rapidement les Skalaxi qui eurent malgré tout le temps de lancer une malédiction qui flétrit Gnarlgar.

La mort de leur meneur brisa l'unité de Taala et des Primordiaux qui s'immobilisèrent pendant un temps à la frontière d'Arak avant de reprendre leur marche. Le trépas de Gnarlgar les avait seulement ralenti, mais il donna aux Anhari le temps nécessaire pour achever le Souffle de Rukhmar. Au moment où Taala parvenait au pied de la Flèche d'Arak, le mécanisme fut enclenché. Un rayon de feu incandescent en jaillit et transperça la poitrine de la mégaspore qui vola en éclats. Les Anhari redirigèrent ensuite le Souffle de Rukhmar sur l'armée de primordiaux qui fut totalement éradiquée pour ne laisser derrière elle qu'un paysage de terres carbonisées et de racines fumantes. La victoire des arakkoa écorna pour toujours la puissance de la Nature sur Draenor et marqua le début d'un âge d'or pour la civilisation apogide.[4]


L'Ère de l'Ordre

2000 à 1200 ans avant l'ouverture de la Porte des Ténèbres

Les Apogides n'étant plus menacés, leur population explosa et leur civilisation prospéra au point de devenir un empire et se vouèrent à faire progresser la science et la magie. La recherche de connaissances était au centre de leur culture et les Anhari comme Skalaxi en devinrent les gardiens chargés de cataloguer l'histoire, l'étude de la magie et les informations sur le monde et ses diverses créatures. Les deux ordres parvinrent même à mettre au point une nouvelle méthode de transmission du savoir. Au lieu d'utiliser des volumes ou des rouleaux, les prêtres et les sorciers combinèrent leurs pouvoirs pour créer les cristaux apogides, des dispositifs de conservation cristallins capables de transmettre le savoir qu'ils contenaient à n'importe qui d'un simple contact. Les Anhari et les Skalaxi utilisèrent également leurs magies pour construire des machines qui s'occupaient de l'extraction des ressources du sol.

La religion définit également le quotidien de l'empire. Les Anhari construisirent un temple du soleil autour du Souffle de Rukhmar où les Arakkoa commémorèrent chaque année leur victoire sur les Primordiaux et rendaient hommage à Rukhmar. En parallèle, ils se rendaient également dans des sanctuaires creusés dans la roche où les Skalaxi accomplissaient des rituels pour honorer Anzu. Au plus fort de la culture apogide, les Anhari retrouvèrent même les restes calcinés de Rukhmar et utilisèrent leur puissance pour la ressusciter. Le rituel ne fonctionna qu'en partie, la nouvelle rukhmar ne détenant qu'un fragment de l'intelligence et de la puissance de l'ancienne divinité, mais les Apogides la vénérèrent néanmoins comme leur déesse ressuscitée qui acquit une grande longévité grâce aux pouvoirs de la Lumière.


Le déclin des Apogides

1200 ans avant l'ouverture de la Porte des Ténèbres

Mais au fil des années, une rivalité grandissante naquit entre les ordres d'Anhar et de Skalax qui se disputaient le plus grand nombre de fidèles. Près de 1200 ans avant l'ouverture de la Porte des Ténèbres, conscients que le contrôle du savoir était la clé du pouvoir dans la culture apogide, les Anhari, alors menés par le seigneur-prêtre Velthreek, commencèrent à rassembler autant de cristaux apogides que possible qu'ils stockèrent dans le temple du soleil. Au bout de plusieurs années, les Skalaxi, alors menés par le seigneur-sorcier Salavass, finirent par découvrir ce que leurs rivaux tramaient. Salavass, qui estimait l'accès à la connaissance comme un droit fondamental pour tous les arakkoa, ordonna le retrait immédiat des cristaux apogides, mais Velthreek ignora sa requête. Il déclara que lui et ses adeptes étaient les représentants vivants de Rukhmar et que suivre les enseignements de leur ordre était le seul moyen s'obtenir les faveurs de la déesse du soleil.

Craignant que les Skalaxi finissent par perdre leur influence, Salavass rassembla ses fidèles et lança une attaque sur le temple du soleil pour reprendre les cristaux apogides par la force. Devant l'entrée du temple, une bataille éclata avant de s'étendre aux niveaux inférieurs de la flèche. Pendant plusieurs mois, toute la civilisation sombra dans une guerre civile, chaque arakkoa prenant parti pour les Anhari ou les Skalaxi. Finalement, les prêtres prirent le contrôle du Souffle de Rukhmar afin d'éradiquer leurs rivaux. Mais Salavass rassembla certains de ses plus talentueux sorciers et se fraya un chemin jusqu'au mécanisme. Les intrus skalaxi furent tailladés mais le seigneur-sorcier eut le temps de lancer un sort qui déstabilisa l'arme. S'en suivit une gigantesque explosion qui tua la plupart des Arakkoa présents sur la flèche qui vola en éclats. Désormais connue comme les Flèches d'Arak, la région n'était désormais plus qu'un désert aride parsemé de plusieurs tours de pierre réduites qui mettrait des générations à refleurir et bien que la race arakkoa survécut, la civilisation apogide fut totalement annihilée au cours de ce funeste événement.[5]


Culture

Généralités

Peu de choses sont connues sur les Apogides car leur civilisation semble avoir disparu avant l'arrivée de la Horde et de l'Alliance en Outreterre ou en Draenor. Les rares informations connues sur eux, viennent des Ogres d’Ogri’la et des Arakkoas. Il semble que cette civilisation ait vécu plusieurs millénaires sur Draenor, côtoyant notamment les Ogres. [6]

Technologie

Destructeur apogide

Un destructeur apogide dans l'excavation apogide

Les Apogides formaient un peuple très avancé technologiquement. Une grande partie de leurs technologies reposaient sur l’utilisation de cristaux. Plusieurs reliques composées de cristaux sont d’ailleurs visibles dans les Tranchantes en Outreterre. Les Ogres d’Ogri’la étudient de près ces structures mystérieuses. [7]

Dans l’extension Warlords of Draenor, on découvre que les Apogides chargeaient leurs cristaux en canalisant à l’intérieur l’énergie solaire, elle-même imprégnée de magie. Plusieurs armes et schémas découverts dans les flèches d’Arak illustrent bien l’idée que le soleil était sans doute la source d’énergie principale utilisée par ce peuple. On peut notamment citer les tourelles apogides et les gardiens apogides, qui tous deux fonctionnent avec des cristaux solaires. [8]

Sans doute du fait de cette technologie qui leur a donné prestige et puissance, la civilisation apogide est souvent qualifiée comme un « glorieux empire du soleil ». [6]

Les Apogides et le ciel

Plusieurs autres indices tendent à indiquer que les Apogides avaient un rapport particulier avec le ciel en général. En plus d’un usage abondant de l’énergie solaire, on découvre au travers de l’archéologie que leurs cadrans solaires s’accompagnaient de prophéties obscures, évoquant les pratiques astrologiques. [9]

Une légende circule aussi parlant d’une mystérieuse cité volante qui aurait un jour disparue avec ses habitants apogides. Certains parchemins représentent des schémas d’un « temple dans le ciel » bien que rien n’affirme qu’un tel temple ait pu un jour être réalisé. [10]


L’héritage des Apogides

Dans l'extension Warlords of Draenor, les restes de la civilisation apogide, principalement enfouis dans l’excavation apogide, sont déterrés par les Adhérents de Rukhmar. En effet, la formation de la Horde de fer qui menace aussi les Arakkoa a précipité les recherches autour de leurs ancêtres. On découvre d'ailleurs que cette technologie est utilisée pour détruire les parias arrakoa vivant dans l’ombre des flèches d’Arak, et plus généralement tous leurs ennemis. On voit notamment le voile Akraz être détruit en quelques instants par une tourelle alimentée par des cristaux apogides. Le Grand sage Viryx, leader des Adhérents de Rukhmar, est d'ailleurs en train de mettre les technologies apogides au service des objectifs guerriers des Adhérents. [11] Cependant, avec l’aide de valeureux aventuriers, les parias dont le sombrevoyant Raastok parviennent finalement à neutraliser leurs adversaires et s’approprier ces artéfacts.

On trouve aussi à A'shran l'ordre des Éveillés, un ordre mixte d'Arakkoas qu'ils soient parias ou adhérents de Rukhmar, qui collecte les reliques apogides.

Références

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